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L’huile de coco : un “poison” ?
Posté le 28-fevrier-2022

L’huile de coco est promotionnée par de nombreuses personnes sur les réseaux sociaux, et notamment des influenceurs, notamment sportifs, mais qui semblent manquer de connaissances en nutrition… Faisons le point.

L’abus d’huile de coco est dangereux pour la santé
Faire la promotion de l’huile de coco pour un usage comme on pourrait le faire avec l’huile d’olive n’est pas responsable. Une consommation accrue d’huile de coco, du fait de sa très haute teneur en acides gras saturés, 86.5 %, peut être responsable de problèmes cardiovasculaires et d’autant plus si elle vient remplacer la consommation d’huiles de bonne qualité.

Des chercheurs de l’université d’Harvard (vous le verrez dans la vidéo) considèrent même l’huile de coco comme un “poison”, favorisant le dépôt de plaques d'athéromes sur la paroi des artères, provoquant une athérosclérose, une des premières causes de mortalité au niveau mondial.

Vous l’aurez compris, l’huile de coco en excès est à déconseiller. Vous pouvez la consommer de temps en temps pour donner un nouveau goût à vos salades ou plats, mais ne la consommez pas de façon systématique, ce n’est pas bon pour votre santé.

Retour sur les acides gras saturés
Pour mieux vous faire comprendre, je me dois de revenir sur les différents types d’acides gras, car ils ne sont pas tous néfastespour la santé, il faut savoir faire la différence. 

Pour bien choisir les matières grasses que l’on souhaite ingérer, il convient de s’attarder sur la nature des acides gras qui les composent. Il en existe plusieurs formes : 

Les acides gras saturés (AGS) :
On les trouve dans les graisses animales (viande, beurre, fromage, crème fraîche ), mais aussi dans certaines huiles végétales (huile de coco, de palme). 

Les limiter est suffisant, car ils conservent des avantages nutritifs certains pour la maman et son bébé notamment et véhiculent les vitamines A,D,E et K. Une consommation excessive d’acides gras saturés est en revanche préjudiciable pour la santé cardio-vasculaire. 

Les acides gras monoinsaturés : 
L’huile d’olive, l’huile de canola (colza), l’huile de tournesol à forte teneur en acide oléique (oméga-9), mais aussi les avocats et certaines noix (noix de cajou, amandes et arachides). Les oméga-9 ne sont pas des acides gras essentiels parce que le corps peut en produire en quantité limitée, à condition que les versions oméga-3 et 6 soient présentes. 

Les acides gras polyinsaturés :
On les trouve dans de nombreuses huiles végétales (huiles de soja, de maïs, de tournesol, de noix, de graines de lin, de pépins de raisin), les poissons gras (saumon, thon, maquereau, hareng, truite, etc.). 

Parmi eux, deux, non synthétisables, sont essentiels à une alimentation saine : l’acide alpha-linolénique de la famille des oméga-3 et l’acide linoléique du groupe des oméga-6.

Les acides oméga-3 sont présents dans le poisson  gras  (sardine,  maquereau, saumon…), l’Afssa recommande de consommer du poisson deux fois par semaine dont au moins une fois un poisson gras, en alternant les espèces, dans les huiles végétales (noix, soja, colza, lin), également riches en antioxydants et en vitamines A et E. Les oméga-6 se trouvent dans les huiles de tournesol, de maïs, de pépins de raisin, mais aussi de soja et de noix.

Intérêts et effets des acides gras :
Les oméga-3 et oméga-6 sont indispensables au bon fonctionnement des cellules nerveuses. Ainsi, la consommation d’aliments riches en oméga-3 permet la fluidité des membranes des cellules nerveuses et favorise la transmission de l’influx nerveux, régule la tension artérielle, diminue le taux de triglycérides, agit sur les réactions inflammatoires, immunitaires (comme l’allergie) et aide à lutter contre les états dépressifs.

Un excès en oméga 6  limite l’utilisation des oméga 3, il est donc recommandé de veiller à un équilibre d’apports avec un rapport oméga 6/ oméga 3 / 5 (entre 1/1 et 4/1). Notre alimentation à tendance à être trop riche en oméga-6 et à manquer d'oméga 3

Vous le voyez, les acides gras sont multiples et encore une fois, la variété de votre alimentation, notamment grâce aux plans de repas que vous suivez sur Savoir Maigrir, les intègre pour votre santé, pour votre équilibre alimentaire.

Et au-delà de l’huile de coco, il existe de nombreux produits à base de coco que vous pouvez très bien consommer. Loin de moi l’idée de bannir tous les produits à base de coco. Crème de coco, lait de coco, eau de coco… 

egardez bien la vidéo ci-dessous, j'ai quelques informations intéressantes à partager avec vous ! Et l'huile de coco, gardez la pour la cosmétique ! Bon visionnage !

La monodiète : un système minceur ou détox ?
Posté le 21-fevrier-2022

La monodiète revient régulièrement sur le devant de l’actualité des régimes mais à quoi sert-elle vraiment ? Est-ce une technique pour perdre du poids ou un système de détoxication du corps ? Elle se confond aussi souvent avec le jeûne intermittent, faisons le point.

La monodiète et le jeûne peuvent porter à confusion. De nombreuses personnes confondent l'un et l'autre... Il est donc important de rappeler la différence entre les deux.

La monodiète
La monodiète consiste à manger le même aliment sur 2 à 3 jours, en plus d’une hydratation. Il s’agit d’une base d’un fruit OU d’un légume le plus souvent la pomme, l’ananas, la carotte, le raisin... parfois même un féculent comme le riz. 

Le but vanté est une mise au repos du système digestif et donc un effet détox. Doit-on en attendre un effet réel sur le poids ? Pas nécessairement selon l’aliment choisi et les quantités consommées. Cette formule ne doit jamais être effectuée sur une trop longue durée de par son caractère très déséquilibré. Bien sûr ce modèle est totalement déconseillé aux personnes diabétiques.

Vous verrez dans la vidéo en bas de blog que cette technique, qui n’a pas vraiment de sources nutritionnelles (on se demande encore qui l’a mise en avant) et que les discours à ce sujet sur les réseaux sociaux manquent de connaissances en nutrition solides.

Rappelons également que cette formule n’a aucune base éducative et que reprendre son alimentation d'avant conduit ensuite naturellement à une reprise de poids. D’autant que ces cures carencées en protéines favorisent l’effet yoyo.

Et le jeûne, c’est pareil ?
Le jeûne est lié à une privation de nourriture, hors boissons non sucrées. Si nous déconseillons cette formule sur une longue durée, le jeûne intermittent d’une durée de 16 à 20 h (nuit comprise) tel que proposé de façon ponctuelle dans le cadre de notre programme présente de nombreux intérêts. 

Contrairement à la monodiète, Cette pratique semble en effet aider à mobiliser les graisses corporelles et fonctionne donc directement comme un accélérateur de perte de poids. Les repas du reste de la journée restent équilibrés et de ce fait on évite les carences et déséquilibres.

Le caractère ponctuel de ce type de pratique reste de mise et cela impose d’être dans un bon état de santé ! Cette formule est déconseillée pour les personnes diabétiques ou qui prennent d’autres médicaments nécessitant l’absorption d’aliments, les enfants et adolescents, les femmes enceintes et allaitantes. 

La monodiète est quelque chose que je déconseille et si vous souhaitez “nettoyer votre corps de l’intérieur”, vous verrez qu’une simple restriction alimentaire (mais avec une alimentation variée) peut suffire. Je vous explique tout ça dans la vidéo. Bon visionnage !


Vous aimez les frites ?
Posté le 14-fevrier-2022

La pomme de terre est considérée comme un féculent du fait de sa teneur en amidon et donc en glucides complexes. Avec une valeur calorique comprise entre 80 et 90 kcal pour 100 g (si elle est cuite sans matières grasses), elle est riche en vitamines B, les vitamines de la bonne humeur et de l’activité musculaire et contient également un peu de vitamine C. Que lui arrive-t-elle une fois baignée et cuite dans l’huile ?

Une valeur calorique différente selon le type de frites
La pomme de terre la plus utilisée pour faire des frites, c’est la Bintje (prononcez : bin’che). Il est important de bien choisir une variété de pommes de terre spéciale frites. En effet, à la cuisson l’eau de l’aliment sera en grande partie chassée et remplacée par l’huile. 

Ainsi, plus l’aliment frit est riche en eau dans sa composition, plus il se gorgera d’huile à la friture.

Pour cuire les frites, il est possible d’utiliser 2 types de matières grasses : végétales qui doivent avoir un point de fumée élevé (arachide, olive, huiles spéciales friture) ou animales (saindoux le plus souvent). La composition en acides gras de cette matière grasse fera varier le profil lipidique des frites obtenues.

Les frites de pomme de terre (vous pouvez faire des frites avec des patates douces, du potiron...) contiennent en moyenne 250 kcal pour 100 g.

Mais cette valeur calorique de la frite va également dépendre de sa dimension, plus la frite est  fine  et plus elle va absorber l’huile utilisée pour la cuisson. En moyenne, une frite va absorber 10 % à 15 % de son poids en huile, plus elle est fine , plus elle absorbe d’huile et devient ainsi plus calorique.

La pré-cuisson des frites industrielles surgelées ayant déjà imprégné la frite d’huile. Préférez-les alors maison, ou si vous les achetez dans le commerce, prenez-les non-précuites mais juste découpées.

Les frites précuites le sont souvent dans des huiles de mauvaise qualité contenant une forte quantité d’acides gras saturés. Ces acides gras sont particulièrement surveillés en raison de leur effet néfaste sur le taux de cholestérol sanguin.

Des frites, mais pas que...
Au rayon surgelé, les produits frits à base de pomme de terre sont nombreux et variés. Ils ne sont pas tous des frites à proprement parlé même si le mode de cuisson demeure la friture, on passe par exemple de 81 kcal/100 g pour les Croustines de chez Findus à 329 kcal pour les pommes dauphines Pom’liss et leurs 22,5 % de matières grasses. 

Entre les frites, les pommes dauphines, les pommes noisettes, les minirostis et autres, le consommateur croit simplement manger de la pomme de terre, alors qu’il s’agit de produits différents dont la valeur calorique dépend de la quantité de graisse ajoutée, pouvant aller de 1 à 2 g aux 100 g jusqu’à 21 g, pour une spécialité s’apparentant à une friture à la poêle.

Les frites du Fast-food
Les fast-foods étant les plus grands distributeurs  de frites (20 % du marché français de la frite surgelée), personne ne semble s’en priver. Encore une fois, impossible d’échapper au phénomène de taille. 

Ainsi, chez McDonald’s, le consommateur a le choix entre une petite frite, de la variante des Deluxe potatoes, contenant 75 g, ou une plus grande de 150/160 g. Sauf que la petite portion vaut 222 kcal tandis que la grande en contient 532 kcal.

Et je vous passe le fait que la plupart du temps, on accompagne les frites de sauces comme le ketchup, ou mayonnaise... cela sera l’occasion d’un autre article.

Limiter l’apport en graisses
Préférez alors les frites maison, coupées en gros morceaux pour éviter qu’elles n’absorbent trop d’huile... Les nouvelles friteuses permettent de limiter l’usage d’huile et les frites au four, contrairement à ce que l’on peut croire peuvent également s’avérer très caloriques du fait de la déperdition en eau qui réduit le poids de l’aliment et provoque un rapport calorie/poids plus élevé.

Pour plus de détails, voici ma toute dernière vidéo à ce sujet avec les meilleurs conseils de cuisson, pour des frites savoureuses et craquantes, à la valeur calorique normale pour ce produit.


Et si on changeait tout ?
Posté le 7-fevrier-2022

Comme vous, j’ai observé tous ces gens dont on a changé leurs habitudes pendant l’épidémie de Covid. Certains se sont retrouvés beaucoup plus souvent chez eux. D’autres ont redécouvert le plaisir de la marche car c’était le seul moment où ils pouvaient sortir. D’autres encore se sont mis à la cuisine ou ont commencé à s’y intéresser. 

Un retour à l’essentiel

La vie a pris beaucoup plus de valeur. Pour certains parce qu’ils se sont retrouvés tous ensemble dans leur logis, pour d’autres parce qu’ils ont vu, alors qu’ils en étaient privés, combien le lien social était important. 

Beaucoup de couples ont découvert qu’ils n’étaient pas faits pour être ensemble, d’autres encore ont retrouvé le bonheur de s’être choisis. En une phrase, tout a été bouleversé.

Beaucoup ont souhaité quitter les villes. Alors je me suis demandé pourquoi, en dehors des aléas de la circulation et des contraintes horaires, tant de gens aspiraient retrouver le bon air de la campagne, à être au milieu de la forêt. 

Prendre du temps pour vous

Nous vivons dans une société bousculée, extrêmement stressante, qui nous offre peu de temps pour réfléchir sur ce que nous sommes et sur ce que nous voulons être. 

Vous vous rendrez compte au travers de cette vidéo et de mon nouveau livre “Et si on changeait tout ?” si vous vous le procurez, que le bonheur permet  d’effacer toutes les contraintes, les sentiments tristes ou mélancoliques. 

Et pour l’atteindre, nul besoin de tout fracasser autour de nous. Il faut simplement changer un certain nombre de règles de vie qui deviendront les vecteurs d’un plus grand bonheur.

Je vous propose de travailler sur 5 points :

1. Cuisiner. Vous êtes directement concernés, car cuisiner, vou sle savez, c'est prendre soin de vous.

2. Avoir une activité physique adaptée régulière. Là encore, cela accompagne votre démarche de perte de poids, et c'est bon pour le moral.

3. S'assurer une bonne vie sociale. Les amis, les voisins, la vie associative... rester ouvert sur le monde c'est multiplier le champs des possibles.

4. Renforcer le lien familial. Tout n'est pas toujours rose dans les familles, mais les liens familiaux sont essentiels, la pandémie nous l'a bien montré.

5. Structure et environnement social. Votre cadre de vie, votre "éco-système" est aussi important. Cela est souvent déterminé par vos ressources mais améliorer son logement par exemple (décoration, aménagement...) est à la portée de toutes et tous.


Je vous laisse découvrir tout cela et pour vous, voici en PDF un chapitre du livre pour vous donner un avant goût ! :) Bonne lecture !


Quelle est la bonne cadence de perte de poids ?
Posté le 31-janvier-2022

Lorsque l'on espère maigrir, on recherche la plupart du temps une image ou une silhouette, qui n'a finalement qu'un rapport assez distant avec le poids. 

On se retrouve attaché aux chiffres de la balance en permanence avec tantôt des phases euphoriques lorsque les aiguilles baissent, ou très souvent également des phases d'agacement lorsqu'elles ne bougent pas ou lorsqu'elles remontent. 

Maigrir vite au début pour se motiver

C'est d'ailleurs un des facteurs de démotivation les plus fréquents et c'est aussi le témoignage de cette phrase récurrente qui consiste à désirer “maigrir vite au début pour que cela me motive”.

Par “maigrir vite” il faut en fait comprendre : “avoir des résultats visibles rapidement” car une perte de poids entre 500 g et un kilo par semaine est une excellente moyenne, même si celle-ci passe du simple au double. La cadence de perte de poids est en effet liée à plusieurs facteurs, et vous êtes toutes et tous différents, vous maigrissez donc à des rythmes différents. N’oubliez pas que ce repère est une perte moyenne. Il y aura toujours dans un régime des phases d’accélération et de ralentissement tout à fait normales.

De la même façon, il n'y aura pas d'amaigrissement réussi, si l'objectif intellectuel n'est pas atteint. Vouloir maigrir pour modifier ses comportements, pour améliorer sa vie, pour retrouver optimisme et bon moral doit s'accompagner également des changements proportionnels à ses désirs. 

Maigrir à long terme : un changement de mode de vie

C'est pour cela que le régime doit bien-sûr s'adapter au mode de vie mais doit également correspondre aux objectifs qui sont visés. 

C’est beaucoup de travail dans un espace de temps que les gens souhaitent toujours cours, et qui ne fonctionne jamais si bien que lorsque cela a duré. Alors prenez votre temps !

Car si modifier un repas pour un autre est une chose relativement facile, changer de psychisme ou changer de comportement nécessite du temps. Tout comme changer de silhouette.

Je partage avec vous dans cette vidéo 6 facteurs qui vont jouer sur la cadence de votre perte de poids. sexe, âge, mais aussi événements dela vie... Vous allez sûrement en reconnaître quelques uns, en espérant que cela vous aide à trouver votre rythme !

Rappelez-vous, la perte de poids, ce n'est pas une course de vitesse ! Bon visionnage.


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