Savoir Maigrir

Fromages à croquer industriels : décryptage gourmand et réaliste

Posté le 20 janvier 2026 par Dr Jean-Michel Cohen

Les fromages à croquer sont partout : dans les lunchboxes des enfants, au goûter, dans le frigo… Mais que valent vraiment ces petites portions industrielles, côté nutrition et formation de nos habitudes alimentaires ?

Petits formats, grands volumes : le marché des snacks fromagers

Les fromages industriels portionnés — Babybel, Vache qui Rit, Ficello, etc. — sont devenus des incontournables dans les rayons. Sur le marché français des snacks fromagers, on estime un chiffre d’affaires d’environ 1,345 milliard d’Euros en 2024, avec une croissance attendue autour de 6 % par an jusqu’en 2030.

Le groupe français Bel (maison mère de Babybel, La Vache qui Rit, Boursin, etc.) a réalisé selon Le Figaro environ 3,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024 pour l’ensemble de ses activités, porté par la progression des ventes internationales.

Le Monde nous dit qu’aux États-Unis, Babybel représente désormais environ un tiers des ventes globales, soit près de 20 000 tonnes par an, grâce notamment à une forte demande de snacks riches en protéines.

Bref : ces petits formats plaisent, se vendent bien et sont un segment en croissance dans l’univers fromage-snacking.

Portrait nutritionnel : calories, graisses et protéines

Dans la vidéo qui accompagne cet article, plusieurs produits sont passés à la loupe. Voici un résumé équilibré :

  • Babybel classique : ~295 kcal/100 g, ~23 % de matières grasses, ~22 g de protéines.
     
  • Babybel “protéiné” : ~243 kcal, ~15 % de matières grasses, ~26 g de protéines — un peu moins calorique, un peu plus riche en protéines.
     
  • La Vache qui Rit : ~228 kcal, ~17 % de matières grasses, ~11,5 g de protéines.
     
  • Ficello (fromage en ficelles) : ~304 kcal, ~22,5 % de graisses, ~23 % de protéines — une bonne source de calcium et protéines pour les enfants.
     
  • “Escargolo” de P’tit Louis : ~284 kcal, ~20 % de lipides, ~26 g de protéines — un format ludique et riche en protéines, apprécié pour son goût et sa texture.
     

Comparés à des fromages traditionnels comme le gouda (~356 kcal, ~29 % de matières grasses), ces formats industriels sont dans la moyenne des fromages en termes d'énergie et matières grasses, parfois même plus légers. L’important reste la portion consommée plus que le simple chiffre calorique.

Fromages industriels : plaisir, habitudes et modération

Pour un nutritionniste comme moi, ce n’est pas seulement une question de calories, mais aussi de plaisir et de contexte alimentaire. Ces portions sont des outils pratiques pour apporter protéines et calcium, surtout chez les enfants qui les acceptent volontiers au goûter ou en snack.

Cependant, attention aux accompagnements (beurre, charcuterie grasse, pain beurré) qui peuvent vite alourdir l’ensemble d’un repas. Et comme pour tout aliment, c’est la fréquence et la quantité globale qui comptent — pas une culpabilité sur un petit Babybel de temps en temps.

Les fromages à croquer ne sont pas des ennemis de la santé : ils peuvent faire partie d’une alimentation variée et plaisante. Leur succès commercial est réel, avec des marchés en expansion et des volumes impressionnants. Bien-sûr, les fromages artisanaux apporteront toujours plus de goût, de texture et d’authenticité, c’est une question de choix.

Côté nutrition, ces formats offrent protéines, calcium et énergie, tout en restant dans des valeurs comparables aux fromages traditionnels. L’important reste de savoir composer des repas équilibrés, d’associer ces snacks avec des végétaux, des féculents et des sources de bons gras, et d’écouter ses sensations de faim et de plaisir.

Je vous laisse regarder la vidéo qui suit, et la surprise cette fois, c’est l’Escargolo de P’tit Louis. Bon visionnage :)

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Reprise après les fêtes : mes conseils pour repartir du bon pied

Posté le 7 janvier 2026 par Dr Jean-Michel Cohen


Les fêtes sont passées, on s’est fait plaisir… et maintenant ? Fatigue, lourdeur, parfois quelques kilos en trop ? Rassurez-vous, c’est une situation normale et réversible, à condition d’adopter les bons réflexes, sans tomber dans les pièges classiques. Voici quelques conseils bien pensés.

Après les fêtes, attention aux fausses solutions

Chaque année, c’est le même scénario : dès le 2 janvier, les promesses de détox miracles envahissent les médias. Jus “purifiants”, compléments à avaler par poignées, cures express… En réalité, il n’existe aucune détox magique.

Pendant les fêtes, on a surtout mangé (pour beaucoup) plus et plus gras : sauces, foie gras, pâtisseries, chocolat, alcool. Résultat : le foie et les artères ont été sollicités, mais le corps sait très bien se réguler tout seul. La seule vraie détox, c’est une détox arithmétiqueon a mangé plus, on mange moins, ou plus simplement moins riche.

Réduire les calories et alléger les graisses

En moyenne, l’apport calorique pendant les fêtes augmente d’environ 30 %. La reprise passe donc par une réduction équivalente :

  • Homme : de 2400 kcal → environ 1700 kcal/jour
     
  • Femme : de 2000–2200 kcal → environ 1500 kcal/jour
     

Mais ce n’est pas tout. Le vrai excès concerne surtout les graisses. Alors qu’on devrait consommer environ 80 g de lipides par jour, on dépasse souvent 180 à 200 g pendant les fêtes.

Après les fêtes, la règle est simple : manger plus maigre temporairement :
? protéines maigres (volaille, jambon, poisson, crustacés)
? produits laitiers demi-écrémés et écrémés
? féculents riches en fibres (patate douce, légumes secs, riz et pâtes complets)
? suppression des sauces grasses et fritures


Fibres, hydratation et simplicité dans l’assiette

Pour soulager l’intestin et retrouver une sensation de légèreté, on mise sur les fibres : compotes sans sucre ajouté, légumes, fruits entiers. L’hydratation est essentielle : eau, thé, café, infusions — non pas pour “rincer” le corps, mais pour favoriser l’élimination.

Les vinaigrettes peuvent rester… mais en recadrant les quantités d’huile, en utilisant citron, moutarde et un peu d’eau. Sur Savoir Maigrir, il existe de nombreuses recettes de vinaigrettes goûteuses… Je dit ça… :)

Pendant cette phase :
?? alcool (zéro, pendant 2 à 3 semaines, voir faire un dry january)
?? pâtisseries, fritures et panures
?? sucre ajouté

Je sais que je vous dis tout le temps qu’une “bonne alimentation n’interdit rien” mais si vous avez fait des excès pendant les Fêtes, votre corps a besoin d’une pause digestive et de plus de confort. ??

Durée, activité physique et écoute du corps

Si vous voulez perdre du poids, inutile de vouloir aller trop vite. Les méthodes extrêmes et les jeûnes stricts donnent rarement de bons résultats durables. L’objectif est de reprendre une ligne de conduite pendant 10 à 15 jours, calmement.

L’activité physique modérée est un excellent allié : elle stimule le transit, améliore l’immunité et aide à garder une bonne motivation.

Côté fatigue, inutile de multiplier les compléments : le magnésium peut aider, parfois un peu de vitamine C, mais rien de plus ; veiller surtout à respecter vos heures de sommeil, diminuer les écrans.

Et surtout, si des douleurs inhabituelles apparaissent (ventre, poitrine, digestion), consultez un médecin. Les excès peuvent parfois révéler des troubles jusque-là silencieux.

La reprise après les fêtes n’est ni une punition ni une course contre la montre. C’est simplement un retour au bon sens : manger plus léger, écouter ses sensations de faim et rassasiement, bouger un peu, boire davantage et laisser au corps le temps de se rééquilibrer. Pas de culpabilité, pas de miracle : juste des habitudes simples, efficaces… et durables.

C’est tout ce que je vous explique dans cette vidéo qui suit, en vous souhaitant une nouvelle fois, une belle et heureuse année !

Bon visionnage !

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Le secret des centenaires : simple, mais pas simpliste

Posté le 30 octobre 2025 par Dr Jean-Michel Cohen

Vous vous demandez : quel est le secret pour atteindre 100 ans (et en bonne forme) ? Génétique ? Environnement ? Ou simplement une assiette bien composée ? Voyons ce que la science et les zones “longévité” nous enseignent.

Où vivent les centenaires ? Et qu’est-ce qu’une zone bleue ?

Aujourd’hui, on recense globalement entre 600 000 et 900 000 centenaires dans le monde selon les estimations récentes. Certains pays comme le Japon affichent des taux particulièrement élevés, avec environ 80 centenaires pour 100 000 habitants.

Le concept de “Zone bleue” (Blue Zone) désigne des régions géographiques où l’on trouve une concentration anormalement élevée de personnes ayant dépassé 100 ans en bonne santé : par exemple Okinawa (Japon), Sardaigne (Italie), Ikaria (Grèce), Nicoya (Costa Rica) et Loma Linda (Californie USA).

Attention : certaines études soulignent que les données ne sont pas parfaites (erreurs d’état civil, surestimation). Mais au-delà des exactitudes, ces lieux partagent des modes de vie intéressants.

Les habitudes communes des centenaires en bonne santé

Les études sur les zones bleues font ressortir plusieurs habitudes partagées :

  • Une alimentation peu transformée, principalement végétale : légumes, légumineuses, céréales complètes.
     
  • Une consommation calorique modérée : dans ces populations, l’apport est souvent légèrement en dessous de la moyenne occidentale.
     
  • Des graisses de qualité (huile d’olive, graines, noix) plutôt que des graisses trans ou saturées.
     
  • Une activité physique modérée et régulière, pas forcément intensive mais quotidienne (marcher, bricoler, être actif).
     
  • Un rythme de vie calme, des repas en commun, une sociabilité forte, un sens donné à sa vie. Ces facteurs agissent aussi sur l’humeur, le stress, le sommeil.
    Ces éléments apparaissent dans les recherches sur les zones bleues. 

Ainsi, ce ne sont pas des “super-aliments” miraculeux, mais un ensemble de petites habitudes cumulées.
 

Et vous, que pouvez-vous en retenir pour votre assiette ?

La bonne nouvelle : vous n’avez pas besoin d’habiter en Sardaigne pour profiter de ces principes. Voici ce qui ressort de la science :

  1. Privilégiez des aliments peu transformés : cuisiner vous-même, limiter les plats ultra-transformés et profiter des recettes Savoir Maigrir !
     
  2. Du végétal au centre de l’assiette : privilégier les légumes, légumineuses, céréales complètes à la viande et aux produits raffinés.
     
  3. Modération calorique – il s’agit de modérer son niveau calorique sans que cela ne soit une obsession, simplement éviter une surconsommation calorique chronique.
     
  4. Des graisses de qualité + mouvement + lien social : l’huile d’olive, les noix, marcher, partager ses repas.
     
  5. Plaisir et stabilité : manger avec d’autres, à horaire régulier, se donner un sens. Comme je le dis dans la vidéo qui suit : “manger correctement, manger doucement, partager”. En bref : la longévité semble plus liée à une “biographie alimentaire” cohérente qu’à un coup de baguette magique.
     

Le secret pour vivre 100 ans en bonne forme ? Ce n’est ni un médicament miracle, ni une gorgée de vin, ni un super-aliment exotique. Ce sont des choix simples, cumulés, bienveillants pour soi. Préparer ses aliments, manger plus végétal, bouger un peu, rire, partager.

Voilà, à ma façon, ce que je vous propose : pas un mythe, mais des habitudes de vie accessibles. Regardez bien la vidéo qui accompagne l’article, et avec tous ces conseils, vous allez augmenter le nombre de centenaires en France !

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Un dernier mot sur la méthode

La méthode Cohen est un accompagnement minceur permettant une perte de poids sans se faire violence, avec les aliments que vous aimez. Pour perdre ses kilos et réussir son régime, pas besoin de s’affamer. Pour Jean-Michel Cohen, le plaisir est la clé du succès minceur et vous le verrez dans vos plans de repas. Le programme minceur mis en place par le Dr Jean-Michel Cohen, va vous apprendre la nutrition et vous aidera à devenir autonome pour conserver votre poids idéal.

Dr Jean-Michel Cohen
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